jeudi 19 décembre 2013

Visite du monastère de Potchaiev

Le monastère de Potchaiev
Le monastère de Potchaiev

Levée tôt aujourd’hui, mauvais temps. Fraîchement arrivée en Ukraine, je suis totalement motivée de me lever, encore en forme pour escalader des sommets, même si le monastère de Potchaiev n’est situé que sur une petite colline rapidement surmontable. Petit-déjeuner pris à la va-vite dans une boulangerie-bus au bord de la route. Requinquant, surtout le thé chaud. Un épais brouillard recouvre tout le monastère. Il s’épaissit même au fur et à mesure que nous nous en approchons.

A l’entrée, petit déguisement local pour respecter les meurs ukrainiennes : je dois enfiler une jupe longue et un foulard sur la tête, j’ai même un peu l’air ukrainienne comme cela, ce qui fait bien sûr rire mon guide. Nous montons encore un peu. Avec le brouillard, il faut vraiment s’approcher de chaque bâtiment de près pour se rendre compte de toute leur splendeur : les fresques aux couleurs et dorures très vives se démarquent dans le brouillard encore plus que d’habitude. Cela confère une atmosphère mystérieuse voire mystique au complexe, surtout quand nous entrons dans les grottes où sont embaumés les moines orthodoxes habitant jadis ce monastère.

La musique et les chants pieux orthodoxes de l’église principale avec sa foule de pèlerins faisant une longue queue pour enfin pouvoir s’agenouiller afin d’entrapercevoir et baiser la trace du pied de la Vierge Marie qu’elle laissa ici selon la légende, donnent une impression de recueillement invraisemblable et de calme tranchant complètement avec le monde de la civilisation moderne. Cela paraît incroyable. Mon guide me montre du bras la vue magnifique qui me reste cachée aujourd’hui par le temps automnal. Une fois de plus, je me sens coupée du monde réel ici.

Nous redescendons la colline et quittons le territoire du monastère. A la sortie, les vendeurs de souvenirs nous ramènent à la réalité. Des icônes, des œufs décorés, des châles, des livres de prière, des aimants ou bien des porte-bonheurs pour les chauffeurs, le choix est grand. Je me dis cependant que si je ramenais une coupole dorée pour mettre sur le toit de ma cabane de jardin, je laisserai un souvenir marquant à mon voisinage... Nous repartons en voiture, la route continue, le calme est rompu par la circulation chaotique. Le brouillard disparaît lui aussi peu à peu au fur et à mesure que nous nous éloignons.

Stand de souvenirs à la sortie du monastère de Potchaiev
Stand de souvenirs à la sortie du monastère de Potchaiev


vendredi 22 novembre 2013

Une excursion dans le Sud de Lviv ou le principe des poupées russes

Lors de mon séjour à Lviv, j’ai eu l’occasion et le temps de me rendre dans une ville dans le Sud de la ville. Excursion mémorable de part les gens que j’y ai rencontré !

Tout est parti d’une rencontre au hasard d’une rue : je demande mon chemin, la jeune fille me répond, se rend compte que je suis étranger, je me rends compte à mon tour qu’elle parle un francais impeccable. Et c’est ainsi que nous commençons à discuter un peu. Le soir, elle me propose de la rejoindre avec des amis dans un bar situé près de mon hôtel. De fil en aiguille, l’un de ses amis me fait la réclame de sa ville natale, Drohobytch. Ses parents y habitent toujours, justement cela fait longtemps qu’il n’a pas été les voir. Il me propose de l’accompagner le lendemain. J’ai passé déjà 2 jours à Lviv, mes amis sont partis, j’ai fait le tour de la capitale de la Galicie, pourquoi pas ? Nous nous donnons rendez-vous à 5 heures du matin à la gare. Il faut partir tôt si nous voulons avoir le temps de retourner le soir à Lviv. Enfin, c’est surtout qu’il n’y a qu’un train par jour qui se rend là-bas…

A moitié réveillé, sans avoir petit-déjeuné car le restaurant de l’hôtel était soi-disant fermé, je me rends à pied à travers ma rue préférée de Lviv, celle entre la gare ferroviaire et l’opéra, celle aux obstacles à première vue insurmontables. Il pleut. Des cordes. Les 15 minutes à pied qui me séparent de la gare me paraissent bien longues…

A la gare, mon ami Vassil me tend avec fierté les deux billets de train qu’il vient de dégoter à la caisse. Nous avons le temps, lui de boire un thé, et moi une boisson caféinée. Une grand-mère nous vend un petit pain au fromage blanc en son milieu (vatrouchka). Nous nous postons à l’abri de la pluie sur le quai avec quelques personnes esseulées. Enfin, le train arrive. Il arrive à grand bruit, le conducteur semble tester les freins de la locomotive, mais elle fait bien s’arrêter le train, sans heurts. Le train me paraît énormément haut, je me demande si je vais réussir à monter dans le wagon. Dans le wagon, tout est calme. Par « tout » je veux dire les 60 personnes allongées dans le wagon ouvert et alignées de part et d’autre du wagon à deux niveaux. Deux personnes le long du couloir et quatre personnes en travers du couloir où il reste tout juste assez de place à une personne pour se faufiler. Tout ce monde dort. Seule notre chef de wagon est là pour nous accueillir. En nous faufilant à notre place, je remarque toutefois que par ci par là un œil s’ouvre. J’évite un pied d’une couchette supérieure dépassant du drap au dernier moment. Vassil s’assoit sur notre banquette, je l’imite. Pas besoin de mettre nos draps comme les autres personnes qui passent ici toute une nuit, voire plusieurs nuits. Nous nous regardons en silence. Puis, nous fermons à notre tour les yeux.

Drohobytch
Drohobytch, Ukraine
Une demi-heure avant notre arrivée notre chef de wagon nous réveille. Nous descendons du train, sans rater de marche. En grandes lettres cyrilliques, je déchiffre sur le bâtiment imposant de la gare pour une ville de cette taille : DROHOBYTCH. Nous sommes à bon port, un peu tôt certes. Mais la ville s’agite. Et il ne pleut pas. De nombreuses marchroutkas (minibus faisant fonction de transports en commun) s’arrêtent brusquement, puis repartent presque aussi rapidement. Pas de panneau en vue, ni d’arrêt de bus non plus d’ailleurs. Mon guide se dirige sûr de lui vers un semblant de queue. Nous attendons quelques minutes. Une marchroutka passe, puis une autre. Des gens montent, puis d’autres. Notre tour arrive quand la marchroutka au numéro 137 arrive. Vassil paye notre trajet au chauffeur directement. C’est comme cela que ca marche, sans ticket. Très écologique au fond, si ce n’est les pots d’échappement plus ou moins propres…


Boite aux lettres à Drohobytch
Boite aux lettres à Drohobytch
Comme convenu, nous nous arrêtons dans le centre de la ville pour faire une balade matinale avant de rendre visite à ses parents. Sa mère a apparemment insisté pour nous faire goûter à son borchtch (soupe aux betteraves). Nous passons devant le théâtre, une magnifique bâtisse du 19ème siècle vert pistache, l’ancienne synagogue, un cinéma abandonné, une rue piétonne et des quartiers résidentiels avec des maisons à l’architecture très diverse : du style socialiste au style baroque allemand en passant par de simples izbas en bois. Ce sont ces dernières, bien sûr, qui attirent mon attention. Elles donnent en général sur un jardinet aux fleurs sauvages et au potager coloré qui donnent un aspect délaissé et charmant à la rue. C’est ainsi que nous découvrons la maison où habitait l’écrivain de langue allemande Bruno Schulz. Drohobytch me donne une impression de mélange entre ville et village.

Nous atteignons la maison des parents de Vassil, un immeuble de 5 étages du temps de Krouchtchev me dit mon guide, assez décrépit vu de l’extérieur. Sa mère nous accueille avec un grand sourire aux lèvres. Son père est déjà installé à table et regarde une émission à la télévision en attendant le début du repas. La table est déjà mise, il ne nous reste plus qu’à mettre les pieds sous la table et à manger. La soupe aux betteraves promise est délicieuse, le plat qui s’en suit aussi (je ne me rappelle plus du nom, le goût ayant sans doute pris le dessus). Malgré le peu de russe que je parle, nous arrivons tant bien que mal à communiquer et je me souviens que nous avons beaucoup ri ce jour-là. La raison en était peut-être aussi la bouteille qui, petit à petit, se vidait inévitablement. Mes hôtes réfléchissent au programme qu’ils pourraient bien me proposer pour l’après-midi. Le père de Vassil, doit remettre quelque chose à un ami à Trouskavets, une ville balnéaire située juste à côté. Avant de nous remettre en chemin, nous buvons un thé accompagné de « lait d’oiseau », une sorte de meringue très sucrée et molle enrobée de chocolat. Parfait si l’on n’aime pas sucrer son thé !
Ville thermale de Trouskavets
Buvette dans la ville thermale de Trouskavets

La voiture où nous montons, une vieille Lada, serait à la casse en France depuis longtemps, mais en Ukraine, les voitures roulent plus longtemps que chez nous. Les garagistes ont des solutions rustiques, mais des solutions à tout ici. Le trajet ne dure vraiment qu’une dizaine de minutes. Les routes deviennent plus cabossées. Le centre ville est constitué par deux rues principales, dont l’une est piétonne avec une large allée bordée de petits squares au kiosks bariolés, qui contrastent avec les bâtiments soviétiques plutôt grisâtres. Les gens se promènent. Une statue nous invite à entrer dans le bâtiment où l’eau bienfaisante coule de différents robinets. Au-dessus de chaque robinet se trouve une explication sur les minéraux contenus et les symptômes qu’elle guérit. Comme l’eau est très sulfureuse, on utilise des petits vases à la forme inhabituelle pour boire sans que l’eau ne touche les dents.

Kiosk dans la ville balnéaire de Trouskavets
Kiosk dans la ville balnéaire de Trouskavets

Sur le chemin du retour, nous rencontrons « par hasard » l’ami à qui le père de Vassil devait remettre un paquet. Il nous demande de le ramener à Drohobytch. Et nous voici repartis en voiture avec un passager de plus. En chemin, nous prenons encore un auto-stoppeur au bord d’un village. Il emmène chez lui une poule que sa mère lui a offerte. Ses cheveux blancs sont ébouriffés, il a un air de lion un peu. Pendant le trajet, notre auto-stoppeur s’étonne qu’on ne m’ait pas montré l’une des deux églises en bois de Drohobytch. Elle date du 17ème siècle et ses peintures sont en restauration depuis des années. D’ailleurs, il se trouve que c’est lui-même qui les restaure. Nous déposons d’abord l’ami du père de Vassil à l’entrée de la ville. Puis, nous nous arrêtons à cette église. Notre homme, sa poule dans les bras, nous ouvre avec une clé grande comme celle que l’on s’imagine pour ouvrir les trésors des châteaux, la porte en bois de l’église. Il parle beaucoup, peu de l’église et de son art, comme si cela ne l’intéressait pas. Mais je remarque qu’il est impressionné qu’un francais soit venu jusqu’ici voir « son » église.

Nous le remercions pour cette visite imprévue, il est l’heure de ne pas rater notre train pour Lviv. Un rapide coup d’œil sur ma montre nous fait accepter de se faire raccompagner en voiture à la gare par le père de Vassil. A la gare, Vassil pense encore à acheter de quoi boire et manger pour la route. Les marches du train ne me paraissent plus si hautes ce soir. Et en dégustant notre repas froid, je laisse mon regard errer à travers les paysages de la campagne ukrainienne tout en récapitulant tous les événements qui s’étaient engrenés en si peu de temps et toutes ces personnes rencontrées au hasard du destin : la jeune fille parlant francais la veille, son ami Vassil, son père, son ami, l’auto-stoppeur/restaurateur d’église et bien sûr sa poule rousse. Je venais d’expérimenter le principe magique des poupées russes : la première rencontre en cache toujours une autre.

vendredi 15 novembre 2013

A la découverte de Lviv

Place du marché à Lviv en Ukraine
Place du marché à Lviv en Ukraine


Mon voyage tant attendu était enfin là ! Mon sac à dos prêt, enregistrement pour Lviv fait sur Internet auparavant (ah la modernité c’est vraiment pratique ! plus besoin de faire des queues d’attente...), il ne me restait plus qu’à me lever et ne par rater mon train pour l’aéroport. Une fois les contrôles à l’aéroport passés, je me suis pris un café et me suis installé confortablement pour attendre l’embarquement sur mon vol en direction de Lviv !

Malgré une heure de retard lors de mon escale à Munich où nous sommes montés dans un avion à la soute trop petite pour laisser la place à une chaise roulante, j’atterris enfin à Lviv

A mon grand étonnement, aéroport moderne complètement neuf, et assez petit de taille. A la sortie, comme dans tous les pays de l’Est, les passagers sont assaillis par une horde de chauffeurs de taxis qui proposent leurs tarifs exorbitants. Je me dirige directement vers un distributeur d’argent. Le premier ne marche pas. J’ai plus de succès avec le second. 

J’ai alors l’idée de sortir par derrière l’aéroport pour aller à la rencontre des chauffeurs de taxis. Je me concentre pour me remémorer mes souvenirs de russe… Le premier chauffeur de taxi n’est pas très flexible dans ses tarifs, je laisse tomber et me dirige vers le deuxième avec lequel j’ai plus de succès. Et hop c’est parti ! Ma prof de russe aurait été fière de moi !

J’avais réservé mon hôtel à l’avance pour ce voyage, il ne me suffisait plus qu’à déposer mes bagages dans ma chambre et partir à la découverte de la ville. Correct tout à fait correct au passage, propre et correspondant aux normes européennes. Même le personnel est avenant à mon égard…A la réception, on me répond d’abord en ukrainien, puis on va chercher une jeune fille qui parle aussi anglais un peu… Elle m’explique tant bien que mal, me montre où je dois aller pour me rendre dans le centre, ce que je dois voir. Par contre, il n’y a pas de plan de la ville à l’hôtel. J’espère que mon sens de l’orientation ne me fera pas défaut à Lviv…

Café des légendes à Lviv
Café des légendes à Lviv

Je choisis mon petit-déjeuner entre divers menus pour le lendemain matin. Au choix, beaucoup d’œufs sous toutes leurs formes, de la kacha (graines de sarrasin) avec des saucisses !!!, mais elle me trouve aussi une variante sucrée avec les syrniki (petites galettes au fromage blanc et aux raisins secs). Je m’installe dans ma chambre et ne tarde pas pour partir à la découverte de Lviv.

Je sors de l’hôtel et là quel chamboule-tout : la rue principale de Lviv menant de la gare au centre est complètement en travaux, inaccessibles aux voitures. On a quand même laissé un espace « trottoir » non asphalté comparable à une course d’obstacles : pontons à traverser, monceaux de briques à escalader et trous béants à éviter, sans compter les passants qui viennent en sens inverse à toute allure et ne semblent pas remarquer la difficulté du parcours… 

J’apprends ensuite à l’hôtel que ces travaux bloquent la ville depuis 4 mois, d’où l’agilité des habitants. Une fois arrivé dans le centre, je ne suis plus très présentable : chaussures ensablées, cheveux ébouriffés…Je m’assois sur un banc près de l’opéra où je suis arrivé pour me remettre de mes émotions…

 
Rue à Lviv
Une rue à Lviv

Comme je m’en aperçois plus tard c’était vraiment l’endroit idéal pour se reposer et regarder passer les badauds. La place de l’opéra se prolonge par une large allée bordée d’arbres. Deux hommes jouent aux échecs assis sur un banc, un groupe s’est amassé autour d’eux et les aide à réfléchir…De vieilles dames se sont assises, aussi fatiguées que moi. Et puis des couples d’amoureux déambulent l’allée, un enfant leur galopant derrière ou non.

Je décide de me lever et de parcourir le centre de la ville. Je m’achète une glace « stakanchik » (petit verre en gaufrette) à emporter. Puis, je me perds dans les ruelles de la vieille ville avant de tomber sur la place principale, le Rynok. En chemin, je rencontre : une jeune femme qui me demande si je souhaite une visite guidée en anglais, on me propose de prendre sur mon bras un aigle apprivoisé pour faire une photo, une vieille femme ayant du mal à marcher me demande de lui donner le bras et de l’accompagner à sa maison et de lui porter ses sacs…Partout, des églises… je suis perdu par la multitude des confessions : catholique, dominicaine, arménienne, gréco-catholique, orthodoxe, bien sûr il y a aussi des synagogues…

Toute la vieille ville est  piétonne, ce qui est rare dans les pays de l’Est. Beaucoup de monde sur la place Rynok, de forme carrée avec en son milieu sa mairie avec un clocher, construite sur le modèle des villes polonaises. Des cafés invitent à se reposer. Un petit train rouge criard et jaune passe et essaie d’attirer des passagers.

 
Rynok à Lviv en Ukraine
Petit train sur la place centrale de Lviv

Le soir, je rencontre des amis qui avaient réservé une chambre à l’auberge de jeunesse et qui ont décidé de faire leur voyage en même temps que moi. Nous nous arrêtons dans le restaurant Kryjivka, le bar à ne pas manquer à Lviv selon tous les guides. Il se trouve en sous-sol et imite un ancien repère des nationalistes ukrainiens contre le pouvoir soviétique. Pour y entrer, il faut toujours y donner le mot de passe « slava ukraini » (gloire à l’Ukraine).

Mes amis me racontent leur arrivée et leur mésaventure à leur arrivée à l'auberge de jeunesse. Ils ont bien été déçus des photos très prometteuses du site Internet : chambre sans fenêtre, une salle-de-bains commune avec des douches et baignoires ouvertes (hum), hommes suspects se tenant toujours à la réception aux côtés de la réceptionniste… Une décoration très adéquate (la Joconde) au-dessus du lit complétait le tableau ! Mais après quelques verres de horilka (vodka ukrainienne), tout est vite oublié.

Le lendemain matin, je décide de me rendre au cimetière Lytchakiv, le Père Lachaise ukrainien. Y est enterré Ivano Franko, leur écrivain référence du 19ème siècle. Pour s’y rendre ce n’est pas facile. Seul le tramway numéro 7 s’y rend, il faut donc se rendre dans le centre d’abord. 

Une fois dans le tram qui arrive en faisant beaucoup de bruits, j’achète le ticket au chauffeur, qu’on n’a pas voulu me vendre au kiosk pour je ne sais quelle raison. Là, c’est pratique, pas besoin de parler, il suffit d’introduire dans la fente la somme appropriée et le chauffeur vous tendra un ticket en retour. Par contre, si vous n’avez pas la monnaie, cela risque de poser problème… 

Autre difficulté : poinçonnage du ticket, une vieille dame finit par me prendre mon billet et l’introduit dans le composteur camouflé et dont je n’aurais pas su me servir de toute façon ! Par contre, une fois assis, à ma grande surprise l’annonce des stations se fait en anglais ! Heureusement, je ne m’attendais pas à devoir descendre si vite. 

Devant le cimetière, des taxis et des bus de touristes polonais. Je ne porte attention qu’à quelques tombes d’autres personnes célèbres ukrainiennes que je ne connaissais pas, puis je me promène. L’automne est resplendissant : les feuilles jaunes, rouge vif et orange parsèment les tombes. Une pluie dorée de feuilles tourbillonne dans le ciel.

Cimetière Lytchakiv à Lviv en automne
Cimetière Lytchakiv à Lviv en automne

Je me promène encore et encore à travers la ville de Lviv sans me lasser : un sentiment de calme et de mystère plane sur la ville. Les cafés offrent un lieu de retirement où l’on pourrait rester des heures à écouter la musique mélancolique du groupe ukrainien « Okean Elzy » que j’ai découvert ici.

J’évite les magasins de souvenirs qui offrent des produits moins intéressants que sur le marché aux souvenirs que j’avais découvert à mon arrivée. On peut y négocier les prix, comparer les chemises et nappes ukrainiennes, les matriochkas (poupées russes) ou bien des chaussons en laine tricotés par les grands-mères. Un collier aux grosses perles rouges me saute aux yeux, je l’achète à mon amie qui me rappellera les charmes de ce pays une fois revenu chez moi…