| Place du marché à Lviv en Ukraine |
Mon voyage tant
attendu était enfin là ! Mon sac à dos prêt, enregistrement pour Lviv fait sur
Internet auparavant (ah la modernité c’est vraiment pratique ! plus besoin
de faire des queues d’attente...), il ne me restait plus qu’à me lever et ne
par rater mon train pour l’aéroport. Une fois les contrôles à l’aéroport
passés, je me suis pris un café et me suis installé confortablement pour
attendre l’embarquement sur mon vol en direction de Lviv !
Malgré une heure
de retard lors de mon escale à Munich où nous sommes montés dans un avion à la
soute trop petite pour laisser la place à une chaise roulante, j’atterris enfin
à Lviv.
A mon grand étonnement, aéroport moderne complètement neuf, et assez petit de taille. A la sortie, comme dans tous les pays de l’Est, les passagers sont assaillis par une horde de chauffeurs de taxis qui proposent leurs tarifs exorbitants. Je me dirige directement vers un distributeur d’argent. Le premier ne marche pas. J’ai plus de succès avec le second.
J’ai alors l’idée de sortir par derrière l’aéroport pour aller à la rencontre des chauffeurs de taxis. Je me concentre pour me remémorer mes souvenirs de russe… Le premier chauffeur de taxi n’est pas très flexible dans ses tarifs, je laisse tomber et me dirige vers le deuxième avec lequel j’ai plus de succès. Et hop c’est parti ! Ma prof de russe aurait été fière de moi !
A mon grand étonnement, aéroport moderne complètement neuf, et assez petit de taille. A la sortie, comme dans tous les pays de l’Est, les passagers sont assaillis par une horde de chauffeurs de taxis qui proposent leurs tarifs exorbitants. Je me dirige directement vers un distributeur d’argent. Le premier ne marche pas. J’ai plus de succès avec le second.
J’ai alors l’idée de sortir par derrière l’aéroport pour aller à la rencontre des chauffeurs de taxis. Je me concentre pour me remémorer mes souvenirs de russe… Le premier chauffeur de taxi n’est pas très flexible dans ses tarifs, je laisse tomber et me dirige vers le deuxième avec lequel j’ai plus de succès. Et hop c’est parti ! Ma prof de russe aurait été fière de moi !
J’avais réservé mon
hôtel à l’avance pour ce voyage, il ne me suffisait plus qu’à déposer mes bagages dans ma
chambre et partir à la découverte de la ville. Correct tout à fait correct au
passage, propre et correspondant aux normes européennes. Même le personnel est
avenant à mon égard…A la réception, on me répond d’abord en ukrainien, puis on
va chercher une jeune fille qui parle aussi anglais un peu… Elle m’explique tant
bien que mal, me montre où je dois aller pour me rendre dans le centre, ce que
je dois voir. Par contre, il n’y a pas de plan de la ville à l’hôtel. J’espère
que mon sens de l’orientation ne me fera pas défaut à Lviv…
| Café des légendes à Lviv |
Je choisis mon petit-déjeuner entre divers menus pour le lendemain matin. Au choix, beaucoup d’œufs sous toutes leurs formes, de la kacha (graines de sarrasin) avec des saucisses !!!, mais elle me trouve aussi une variante sucrée avec les syrniki (petites galettes au fromage blanc et aux raisins secs). Je m’installe dans ma chambre et ne tarde pas pour partir à la découverte de Lviv.
Je sors de
l’hôtel et là quel chamboule-tout : la rue principale de Lviv menant de la gare au
centre est complètement en travaux, inaccessibles aux voitures. On a quand même
laissé un espace « trottoir » non asphalté comparable à une course
d’obstacles : pontons à traverser, monceaux de briques à escalader et
trous béants à éviter, sans compter les passants qui viennent en sens inverse à
toute allure et ne semblent pas remarquer la difficulté du parcours…
J’apprends ensuite à l’hôtel que ces travaux bloquent la ville depuis 4 mois, d’où l’agilité des habitants. Une fois arrivé dans le centre, je ne suis plus très présentable : chaussures ensablées, cheveux ébouriffés…Je m’assois sur un banc près de l’opéra où je suis arrivé pour me remettre de mes émotions…
J’apprends ensuite à l’hôtel que ces travaux bloquent la ville depuis 4 mois, d’où l’agilité des habitants. Une fois arrivé dans le centre, je ne suis plus très présentable : chaussures ensablées, cheveux ébouriffés…Je m’assois sur un banc près de l’opéra où je suis arrivé pour me remettre de mes émotions…
Comme je m’en aperçois plus tard c’était vraiment l’endroit idéal pour se reposer et regarder passer les badauds. La place de l’opéra se prolonge par une large allée bordée d’arbres. Deux hommes jouent aux échecs assis sur un banc, un groupe s’est amassé autour d’eux et les aide à réfléchir…De vieilles dames se sont assises, aussi fatiguées que moi. Et puis des couples d’amoureux déambulent l’allée, un enfant leur galopant derrière ou non.
Je décide de me lever et de parcourir le centre de la ville. Je m’achète une glace « stakanchik » (petit verre en gaufrette) à emporter. Puis, je me perds dans les ruelles de la vieille ville avant de tomber sur la place principale, le Rynok. En chemin, je rencontre : une jeune femme qui me demande si je souhaite une visite guidée en anglais, on me propose de prendre sur mon bras un aigle apprivoisé pour faire une photo, une vieille femme ayant du mal à marcher me demande de lui donner le bras et de l’accompagner à sa maison et de lui porter ses sacs…Partout, des églises… je suis perdu par la multitude des confessions : catholique, dominicaine, arménienne, gréco-catholique, orthodoxe, bien sûr il y a aussi des synagogues…
Toute la vieille ville est piétonne, ce qui est rare dans les pays de l’Est. Beaucoup de monde sur la place Rynok, de forme carrée avec en son milieu sa mairie avec un clocher, construite sur le modèle des villes polonaises. Des cafés invitent à se reposer. Un petit train rouge criard et jaune passe et essaie d’attirer des passagers.
Le soir, je
rencontre des amis qui avaient réservé une chambre à l’auberge de jeunesse et qui ont décidé de faire leur voyage en même temps que moi.
Nous nous arrêtons dans le restaurant Kryjivka, le bar à ne pas manquer à Lviv
selon tous les guides. Il se trouve en sous-sol et imite un ancien repère des
nationalistes ukrainiens contre le pouvoir soviétique. Pour y entrer, il faut
toujours y donner le mot de passe « slava ukraini » (gloire à
l’Ukraine).
Mes amis me racontent leur arrivée et leur mésaventure à leur arrivée à l'auberge de jeunesse. Ils ont bien été déçus des photos très prometteuses du site Internet : chambre sans fenêtre, une salle-de-bains commune avec des douches et baignoires ouvertes (hum), hommes suspects se tenant toujours à la réception aux côtés de la réceptionniste… Une décoration très adéquate (la Joconde) au-dessus du lit complétait le tableau ! Mais après quelques verres de horilka (vodka ukrainienne), tout est vite oublié.
Le lendemain
matin, je décide de me rendre au cimetière Lytchakiv, le Père Lachaise
ukrainien. Y est enterré Ivano Franko, leur écrivain référence du 19ème
siècle. Pour s’y rendre ce n’est pas facile. Seul le tramway numéro 7 s’y rend,
il faut donc se rendre dans le centre d’abord.
Une fois dans le tram qui arrive en faisant beaucoup de bruits, j’achète le ticket au chauffeur, qu’on n’a pas voulu me vendre au kiosk pour je ne sais quelle raison. Là, c’est pratique, pas besoin de parler, il suffit d’introduire dans la fente la somme appropriée et le chauffeur vous tendra un ticket en retour. Par contre, si vous n’avez pas la monnaie, cela risque de poser problème…
Autre difficulté : poinçonnage du ticket, une vieille dame finit par me prendre mon billet et l’introduit dans le composteur camouflé et dont je n’aurais pas su me servir de toute façon ! Par contre, une fois assis, à ma grande surprise l’annonce des stations se fait en anglais ! Heureusement, je ne m’attendais pas à devoir descendre si vite.
Devant le cimetière, des taxis et des bus de touristes polonais. Je ne porte attention qu’à quelques tombes d’autres personnes célèbres ukrainiennes que je ne connaissais pas, puis je me promène. L’automne est resplendissant : les feuilles jaunes, rouge vif et orange parsèment les tombes. Une pluie dorée de feuilles tourbillonne dans le ciel.
Je me promène
encore et encore à travers la ville de Lviv sans me lasser : un sentiment de calme
et de mystère plane sur la ville. Les cafés offrent un lieu de retirement où
l’on pourrait rester des heures à écouter la musique mélancolique du groupe
ukrainien « Okean Elzy » que j’ai découvert ici.
J’évite les
magasins de souvenirs qui offrent des produits moins intéressants que sur le
marché aux souvenirs que j’avais découvert à mon arrivée. On peut y négocier
les prix, comparer les chemises et nappes ukrainiennes, les matriochkas
(poupées russes) ou bien des chaussons en laine tricotés par les grands-mères.
Un collier aux grosses perles rouges me saute aux yeux, je l’achète à mon amie
qui me rappellera les charmes de ce pays une fois revenu chez moi…
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